Simon BEUREL
MNHN - Bâtiment de paléobotanique
18 rue Buffon
75005 Paris
France
Mon domaine de recherche est centré sur l’évolution et la diversité des angiospermes et gymnospermes du Mésozoïque au Cénozoïque d’Europe et d’Asie, et la reconstitution d’environnements passés. Cela va de l’apparition et de la diversification des plantes à fleurs au début du Crétacé, à la formation des écosystèmes forestiers modernes à l’Éocène jusqu’au Miocène. Cet intervalle de temps est crucial pour appréhender le déclin progressif des gymnospermes et la Révolution Terrestre des Angiospermes, au cours de laquelle les plantes à fleurs se sont rapidement propagées, favorisant la diversification de nombreux groupes de plantes et d’animaux. La base de ma recherche s’appuie sur l’identification et la description de fleurs, fruits, cônes, graines, feuilles, bois et pollen, principalement en tant qu’inclusions dans de l’ambre. Pour ce faire, j’utilise entre autres la microscopie optique, le microscope électronique à balayage et l’imagerie par rayons X, qui me permettent d’analyser les structures internes et externes des spécimens et ainsi étudier leur morphologie et anatomie. En raison de leurs caractères diagnostiques, les structures reproductrices (fleurs et cônes) permettent une détermination plus précise des relations phylogénétiques et sont actuellement au coeur de mes recherches. J’utilise ensuite l’ensemble des informations recueillies pour reconstituer les forêts et habitats passés pour obtenir une image des paléoécosystèmes dont les fossiles sont issus et identifier des candidats pour le(s) plante(s) source de l’ambre. Ceci est pertinent pour une évaluation paléoécologique approfondie de la multitude d’inclusions d’invertébrés et de vertébrés retrouvés dans ces ambres. De plus, cela fourni des éléments importants pour comprendre les paléoécosystèmes terrestres et leur évolution dans le temps et l’espace, ainsi que l’histoire évolutive des lignées végétales.