Paléohistologie

Quels facteurs expliquent les variations microstructurales des tissus minéralisés ?

L’objectif de cet axe est de mieux caractériser l’évolution de la structure fine des tissus squelettiques (os, cartilage, dents), d’identifier les facteurs environnementaux et les traits d’histoire de vie qu’ils enregistrent, et de développer des modèles d’inférence paléobiologique et paléoenvironnementale. L’architecture tissulaire est en effet très bien conservée au cours des processus de fossilisation et la comparaison avec des taxons actuels se révèle extrêmement utile pour formuler des hypothèses sur différents aspects de la biologie des taxons éteints. Nous tentons notamment de répondre aux questions suivantes : Comment utiliser la structure des tissus minéralisés pour retracer les traits d’histoire de vie et la paléoécologie des animaux disparus ? Comment reconstituer les conditions paléoenvironnementales à partir de la structure des tissus minéralisés ? Quels sont les effets de la taphonomie sur la préservation des tissus minéralisés ? Les structures minéralisées contiennent-elles un signal phylogénétique ? Comment s’enregistrent les contraintes biomécaniques exercées sur les éléments squelettiques au niveau tissulaire et comment utiliser ce signal pour inférer la fonction des éléments squelettiques ? Peut-on inférer certains aspects physiologiques, comme le thermométabolisme, d’un vertébré disparu à partir des tissus minéralisés ? 

 

Le taux métabolique au repos d›Azendohsaurus laaroussii a été inféré avec des méthodes phylogénétiques comparées, un référentiel d’amniotes actuels et la densité vasculaire d’une section histologique du tibia comme proxy. Reconstruction de l’organisme par C. Letenneur, lame histologique par H. Lamrous, montage de l’image par A. Lethiers. Ces résultats ont été publiés dans Cubo & Jalil, 2019, doi:10.1017/pab.2019.13

Publié le : 23/04/2026 16:08 - Mis à jour le : 23/04/2026 16:12